Deux fabrications qui n'ont rien à voir : le vinyle découpé contre l'encre imprimée
Le flex part d'un rouleau de film vinyle coloré. Notre plotter découpe le contour exact du visuel dans ce film, puis on retire à la main tout ce qui ne fait pas partie du motif, une étape qu'on appelle l'échenillage à l'atelier. Ce qui reste est ensuite thermocollé sous presse, à température et pression précises. Chaque couleur du visuel correspond à une découpe séparée dans un film différent, superposée couche par couche au moment de la pose.
Le DTF fonctionne à l'inverse. Le visuel est imprimé directement sur un film transparent avec une imprimante spécialisée, encre blanche en sous-couche pour l'opacité sur textile foncé, puis saupoudré d'une poudre adhésive qui fond à la cuisson. Le film complet, toutes couleurs et dégradés confondus, part ensuite sur la même presse que le flex mais en une seule opération. C'est cette différence de fabrication, découpe mécanique d'un côté, impression numérique de l'autre, qui explique tout le reste : le rendu, la tenue dans le temps et ce que chaque technique sait faire ou pas.