Marquage textile

DTF ou flex : quelle différence et lequel choisir pour son projet textile ?

Le flex est un film vinyle coloré découpé puis thermocollé, une couleur = une découpe. Le DTF est imprimé numériquement sur film avant transfert, ce qui lui permet de reproduire dégradés et visuels multicolores en une seule opération. Le choix se fait donc avant tout sur la nature du visuel, pas sur une préférence de principe.

Transfert flex sous presse à chaud à l'atelier Markage.TOP, technique comparée au DTF dans cet article

Deux fabrications qui n'ont rien à voir : le vinyle découpé contre l'encre imprimée

Le flex part d'un rouleau de film vinyle coloré. Notre plotter découpe le contour exact du visuel dans ce film, puis on retire à la main tout ce qui ne fait pas partie du motif, une étape qu'on appelle l'échenillage à l'atelier. Ce qui reste est ensuite thermocollé sous presse, à température et pression précises. Chaque couleur du visuel correspond à une découpe séparée dans un film différent, superposée couche par couche au moment de la pose.

Le DTF fonctionne à l'inverse. Le visuel est imprimé directement sur un film transparent avec une imprimante spécialisée, encre blanche en sous-couche pour l'opacité sur textile foncé, puis saupoudré d'une poudre adhésive qui fond à la cuisson. Le film complet, toutes couleurs et dégradés confondus, part ensuite sur la même presse que le flex mais en une seule opération. C'est cette différence de fabrication, découpe mécanique d'un côté, impression numérique de l'autre, qui explique tout le reste : le rendu, la tenue dans le temps et ce que chaque technique sait faire ou pas.

Le rendu : le flex gagne sur les aplats nets, le DTF sur les dégradés et le multicolore

Sur un logo à une ou deux couleurs bien tranchées, un prénom ou un numéro, le flex donne un résultat impeccable : bords nets, couleur pleine, aucune trame visible. C'est la technique qu'on utilise pour les noms dans le dos des maillots d'équipe ou les matricules de dossard, où chaque pièce est différente et où le visuel reste simple.

Dès qu'un visuel contient un dégradé, une photo ou plus de trois ou quatre couleurs qui se chevauchent, le flex devient impraticable : il faudrait découper et superposer autant de films que de couleurs, avec un risque de décalage à chaque couche ajoutée. Le DTF imprime tout ça en une passe, dégradé compris, avec un rendu proche de ce qu'on obtient en sérigraphie mais sans écran à préparer en amont. C'est notre réponse quasi systématique pour les logos d'entreprise détaillés ou les visuels type illustration.

Pose d'un film transfert sous presse à chaud à l'atelier Markage.TOP
Le film, découpé pour le flex ou imprimé pour le DTF, passe par la même presse à chaud pour être thermocollé sur le vêtement.

Le toucher et la tenue sur le tissu, surtout s'il est extensible

Un flex classique, même fin, reste un film qui adhère à la surface du tissu sans en épouser parfaitement l'élasticité. Sur un t-shirt en coton standard, ça ne pose aucun souci. Sur un maillot de sport stretch ou un legging, un flex mal choisi peut se craqueler aux zones de tension si le vêtement travaille beaucoup, sauf à utiliser un flex spécifiquement conçu pour l'extensible, plus cher et pas toujours disponible dans toutes les teintes.

Le DTF a un toucher plus souple et suit mieux le mouvement du textile, ce qui en fait notre choix par défaut sur les matières stretch ou les coupes ajustées. Ça reste malgré tout un film qu'on sent légèrement sous la main une fois posé en grande surface, un peu comme une sérigraphie bien épaisse. Sur une petite zone poitrine, la différence de toucher entre les deux techniques devient de toute façon difficile à percevoir.

Compatibilité textile : là où l'un des deux ne fonctionne tout simplement pas

Le flex se pose bien sur coton, polyester et la plupart des mélanges classiques utilisés en vêtement de travail ou en événementiel. Le DTF va un peu plus loin : il accroche aussi sur des matières techniques plus délicates où un flex adhère mal, ce qui explique sa popularité récente sur les tenues de sport et les softshells.

Aucun des deux, en revanche, ne remplace la broderie sur un textile qui doit encaisser un usage intensif pendant plusieurs saisons, un softshell d'entreprise porté toute l'année par exemple, ni la sérigraphie sur une très grande série identique où le coût par pièce doit rester bas. DTF et flex répondent à la même famille de besoins : petites et moyennes séries, personnalisation, délais courts. Ni l'un ni l'autre ne répond à la question du très gros volume.

Ce qu'on recommande, concrètement, selon votre projet

Pour un texte, un chiffre ou un logo une à deux couleurs en petite quantité, on part sur du flex par défaut : c'est plus rapide à produire et le rendu est au moins aussi bon. Dès que le visuel a un dégradé, une photo ou plus de trois couleurs, ou que le vêtement est extensible, le DTF prend le relais sans qu'il y ait vraiment matière à débattre.

Dans la pratique, beaucoup de commandes combinent les deux techniques sans même que le client s'en rende compte : flocage flex du nom dans le dos, DTF pour le logo couleur sur la poitrine, sur le même vêtement. Envoyez-nous simplement votre fichier, on regarde le visuel et on vous indique laquelle des deux techniques s'applique, avec un devis en ligne pour comparer les options.

Questions fréquentes

Le transfert DTF ou le flex, lequel choisir pour un visuel avec dégradé ou plusieurs couleurs ?

Le DTF, sans hésiter : il imprime le dégradé et toutes les couleurs en une seule fois, alors que le flex demanderait de découper et superposer un film par couleur.

Le flex craque-t-il sur un vêtement de sport extensible ?

Un flex classique peut se craqueler aux zones de tension sur un textile très stretch, sauf à utiliser un flex spécial extensible. Le DTF suit mieux le mouvement du tissu et reste notre choix par défaut sur ce type de vêtement.

DTF ou flex : lequel coûte le moins cher pour une seule pièce ?

Pour un visuel simple à une ou deux couleurs, le flex reste souvent plus économique. Dès que le visuel devient multicolore ou dégradé, le DTF rattrape vite l'écart car il n'a pas de découpe supplémentaire à faire par couleur.

À lire aussi

Un projet à concrétiser ?

Décrivez vos besoins, on revient vers vous avec un devis et un bon à tirer sous 24h ouvrées.

Estimer mon projet

Markage.top est une filiale
de la marque Diferance

Découvrir Diferance →