Pourquoi les autres techniques plafonnent avant d'arriver au tout imprimé
En sérigraphie, chaque couleur du visuel correspond à un écran séparé à préparer et à caler sur la presse. Passé quatre ou cinq couleurs, ou dès qu'un dégradé apparaît, le coût grimpe et la précision de superposition devient difficile à tenir sur toute la surface d'un maillot. La broderie, elle, reconnaît des fils de couleurs franches : elle excelle sur un logo ou un blason, mais un point de broderie ne sait pas reproduire un dégradé photographique, et une très grande surface brodée finirait raide et lourde à porter.
Le DTF et le flex, eux, posent un film sur le tissu après fabrication du vêtement. Sur une zone poitrine, ça ne pose aucun souci. Sur un maillot entier, manches et coutures comprises, ce film se craquellerait aux zones de flexion et ajouterait une rigidité que personne ne veut sur un vêtement de sport. La sublimation contourne le problème à la source : le tissu est imprimé à plat, avant la découpe et la couture du maillot, ce qui permet au motif de courir en continu sur les panneaux assemblés ensuite, sans rupture ni surépaisseur au niveau des coutures.